Le contrat d’apprentissage est un contrat de travail conclu entre une entreprise et un apprenti (ou son représentant légal) pour une durée de 1 an à 3 ans (4 ans pour les jeunes handicapés). Il concerne les jeunes de 15 à 25 ans révolus et leur confère un statut de salarié à part entière, avec les droits et obligations qui s’y rapportent (salaire, couverture sociale, congés, retraite...).
Entreprises concernées : Toutes les entreprises du secteur artisanal, commercial, industriel, agricole ou associatif ainsi que les entreprises du secteur public non industriel et commercial.
Contrat de travail : CDD
Durée : 1 à 3 ans (2 en général).
Période d’essai : 2 mois.
Salaire à verser à l’apprenti : La rémunération est une fraction du SMIC qui dépend de l’âge et du niveau du diplôme préparé.
| Ancienneté / Âge | 15-17 ans | 18-20 ans | 21 ans et + |
| 1ere année | 25 % du SMIC | 41 % du SMIC | 53 % du SMIC* |
| 2ème année | 37 % du SMIC | 49 % du SMIC | 61 % du SMIC |
| 3ème année | 53 % du SMIC | 65 % du SMIC | 78 % du SMIC |
* ou du minimum conventionnel s’il est plus favorable
Limite d’âge de l’apprenti : 15 à 25 ans révolus.
Temps passé en entreprise : Variable selon la formation (environ 2/3 du temps)
Diplôme accessible : CAP – BEP – Bac Pro – BTS – DUT – Licence et Master Pro – diplôme d’Ingénieur, dans plus de 500 métiers
Avantages pour l’entreprise :
Un crédit d’impôt
— 1 600 euros par apprenti présent au moins 1 mois par an dans l’entreprise.
— 2 200 euros lorsque le jeune salarié en alternance fait l’objet d’un accompagnement renforcé (CIVIS) ou si la qualité de travailleur handicapé lui est reconnue.
L’indemnité compensatrice forfaitaire de la région [1]
Pour les contrats signés depuis le 1er janvier 2009
— Prime de 1 200 euros par année de cycle de formation en Aquitaine, en cas d’assiduité et de non rupture du contrat.
— Majoration de la prime spour la présentation de l’apprenti à l’examen et si le maître d’apprentissage justifie du suivi d’une action d’information ou signe la charte d’engagement qualité avec le centre de formation et l’apprenti(e)
— Quatre bonus de 400 € qui peuvent être cumulés. [2]
Des exonérations de cotisations sociales
Pour les entreprises de moins de 11 salariés
Exonération totale des cotisations sociales patronales (sauf cotisation accident du travail) et salariales.
Pour les entreprises de 11 salariés ou plus
Exonération des cotisations URSSAF (sauf cotisation accident du travail) et exonération partielle des parts patronales chômage et retraite complémentaire, de la contribution au FNAL et du versement de transport.
dispositif de "compensation de charges" du plan pour l’emploi des jeunes.
Les mesures du plan pour l’emploi des jeunes
Elles concernent les contrats signés entre le 24 avril 2009 et le 30 juin 2010 et sont à demander auprès de Pôle Emploi (voir documents joints).
Une aide "zéro charges" pour les employeurs de 11 salariés et plus [3]
C’est un dispositif de "compensation de charges". Cette aide mensuelle est versée pour une durée de douze mois pour les embauches en contrat d’apprentissage de plus de 2 mois. Elle est calculée de la manière suivante :
SMIC horaire x 151,67 x (pourcentage SMIC (art D 6222-26 code du travail) – 0,11) x 0,14
Une aide pour les employeurs de moins de 50 salariés recrutant un apprenti supplémentaire
Il s’agit d’une aide de 1800 € accordée pour l’embauche d’un apprenti supplémentaire
Une exonération de la taxe d’apprentissage
Pour les entreprises qui emploient au moins 1 apprenti dans l’année et dont la masse salariale est inférieure à 6 fois le Smic annuel.
Pour les entreprises d’au moins 250 salariés, dont le nombre moyen annuel de jeunes de moins de 26 ans en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation est supérieur à 1% de l’effectif annuel moyen de l’entreprise, bénéficient d’un taux de taxe d’apprentissage égal à 0,5 % de la masse salariale, au lieu de 0,6 % lorsque ce pourcentage de 1% n’est pas atteint pour l’année 2006.
Une non prise en compte des apprentis dans le calcul de l’effectif
Les apprentis ne sont pas pris en compte dans le calcul de l’effectif de l’entreprise pour l’application des dispositions soumises à une condition de seuil. Ils le sont pour la tarification des risques d’accidents du travail et maladies professionnelles.
Démarches à suivre par l’entreprise
La déclaration légale doit être effectuée lors de l’enregistrement du premier contrat d’apprentissage.
[2] Ils sont attribués une fois par contrat, après les six premiers mois du contrat.
[3] non inscrits au répertoire des métiers et ne bénéficiant pas de l’article 48 de la loi de modernisation de l’économie (n°2008-776 du 4 août 2008 JO du 5 août2008),selon lequel les entreprises qui atteignent ou dépassent le seuil de 11 salariés pour la première fois en 2008, 2009 ou 2010 continuent de bénéficier de la prise en charge par l’Etat des cotisations sociales patronales et salariales (à l’exception de la cotisation AT/MP) pendant l’année au titre de laquelle cet effectif est atteint ou dépassé et pendant les deux années suivantes